c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

 


 

Petite introduction ...

 

made in Ln347! Ce soir... il est tard... et comme assez souvent, j'ai repensé à cette page... je n'ai jamais pris vraiment le temps de la faire, mais ce n'est pas pour ça que j'ai oublié,oh non...

Ma fille, notre Laurie Lou, a bientot 10 mois, dans quelques jours. Et il se passe rarement une journée sans que je ne repense à mes "essais bébé", à tout ce que j'ai pu ressentir pendant ces longs mois où je n'aurais jamais osé penser à la vie que j'ai maintenant. Tous les jours en regardant ma fille je sais que je n'aurais jamais osé espérer tant de bonheur. et tout ça, cette envie d'être mère, ce désir quasi physique d'avoir une vie qui grandit en soi, faire de "nous deux" un petit bout de vie et beaucoup d'amour, nous le partageons nous qui voulons devenir mères.

quand je vois ma fille sourire, ce petit bébé si souriant, adorable, très facile à vivre, si belle... je me sens enfin comme "entière", "accomplie", le but de ma vie a été atteint, le bonheur et la plénitude: une vie de famille... et je ne peux que souhaiter très très fort à ces femmes qui essaient d'avoir un enfant, de connaitre la même chose. Ce n'est pas parce que j'ai eu "ce que je voulais" que j'ai tout oublié de ce qu'on peut ressentir quand les mois passent et qu'on n'arrive pas à tomber enceinte. ma grossesse n'a pas effacé tout ça... bien sur, c'est mis de coté, pour MOI c'est accepté dans sa totalité vu ce que nous avons accompli... mais je ne pourrai pas oublier ce sentiment de vide, cette douleur, parce que je sais que d'autres les ressentent actuellement... Parfois, que ce soit pendant la grossesse ou maintenant, je me dis qu'il doit y avoir des jeunes femmes qui en me voyant dans la rue, ont une bouffée de tristesse qui ressort, tout comme j'en avais à une époque. pas de la jalousie, non, juste un attendrissement mêlé à une certaine tristesse de ne pas connaitre la même chose...

Je suis donc retournée sur ce forum qui m'a tant aidée, chercher les mots que j'avais écrits sur le coup, le 5 Octobre 2002. Je vais les compléter avec les sentiments qui perdurent...
Ce forum, une longue histoire... il m'a beaucoup aidée, j'y ai rencontré des "copines de galère" , qui pour certaines sont devenues de véritables amies, et depuis, nous gardons ce lien précieux, par delà les essais bébé... je n'oublierai jamais ce qu'on peut ressentir pendant les mois d'attente... ... je ne venais pas sur ce forum juste pour parler de ma frustration, nous avons construit au fil des discussions plus que ça...

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Les débuts de notre histoire ...

 

made in Ln347! pour la p'tite histoire: un jour... non, pas "un jour" en fait, mais plutot "depuis plusieurs années" : une jeune femme sait au plus profond d'elle qu'elle veut des enfants, voir grandir un petit être, l'aboutissement de l'Amour. quand elle tombe amoureuse de celui qu'elle épousera, elle sait au bout de seulement quelques jours que cet homme sera un bon père pour ses enfants. Le désir est commun, même si abstrait. Par la suite, le désir est toujours là, mais les conditions ne sont pas idéales, finacièrement par exemple... Il y avait déjà ce vide... :o(

Pourtant, un jour, celui qui est père aujourd'hui ;o) dit qu'il est d'accord... et nous voilà partis pour la grande aventure, tout excités avec une toute petite petite dose d'angoisse face à cet inconnu "être parents". "Et si ça marchait de suite? Dans 9 petits mois, un bébé?" (et bien, avec le recul, nous n'aurions pas du attendre avant de se lancer... remarquez, si, maintenant je me dis que si c'était à refaire... les choses se seraient déroulées autrement, plus rapidement, nous n'aurions pas eu notre Laurie Lou, mais "un autre" bébé, hors, c'est Laurie Lou le trésor le bonheur de notre vie...)

L'idée générale est quand même "laissons nous quelques mois, ça ne marchera pas de suite surement" j'ai confiance... Au début, on n'en parle pas trop autour de nous, pas envie des "et alors? ça en est où?"

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Au fil des mois ...

 

made in Ln347! alors... un p'tit résumé quand même... mon parcours:

- Mai 2000: les touts débuts... (et 3 ans + tard tout pile, naissance du BB!)

- au bout de 6 mois visite chez la gynéco, qui commence à déceler quelques problèmes ... suivra un cycle de 2 mois et des kystes ovariens...

- au bout d'un peu plus d'un an on part avec une spécialiste (désagréable et incompétente, changeant de diagnostic tous les mois, et avec des idées parfois saugrenues...) et là, à nous les exams divers, prises de sang, prises de températures, médocs pour ovuler, qui ne marchent plus (
même le fameux clomid au bout d'un temps ne faisait plus effet, j'étais passée à double dose et ça ne marchait tjours pas, je pleurais aussi double dose à cause de ce médicament, je me levais et je pleurais, sans savoir pourquoi...). j'en étais donc arrivée aux piqures...
j'accumulais tous les problèmes possibles, ou presque : kystes, phase lutéale trop courte, pas de glaire cervicale, muqueuse utérine "atrophiée" et du coté de mon homme, spermogramme pas au top... incompatibilité certaine avec ma glaire cervicale :o( vu que 6 heures après un rapport, au test de Huhner, AUCUN spermato vivant! :o(

- en décembre 2001, "dernière" visite chez la spécialiste, qui se solde par un "j'en peux plus j'arrête" car: elle changeait d'avis tous les mois (passant des iac à rien du tout à la fiv, avec prise de pilule, bref, c'est usant pour le moral de ne pas savoir où on va!) elle avait perdu nos résultats d'exams et qui plus est, elle me prescrivait des piqures sans suivi sérieux!

à quoi bon suivre un traitement selon la théorie sachant que la pratique ne se passe toujours pas comme ça? pour moi, c'était me bourrer de médocs sans trop savoir où j'allais, et aussi faire ce genre de choses "au pif" c'est moyen... les piqures pour stimuler les ovaires alors que j'avais des kystes et la piqure pour ovuler à J14 pile sans savoir si (par une écho) le follicule était mur... alors que j'avais des cycles "naturels" de 5 semaines. bref, c'était fait à l'aveuglette, et en plus, mon moral et ma santé en souffraient! (mal au ventre permanent, moral à zéro, fatigue, larmes...)

made in Ln347! donc voilà, le dégout, la colère, la saturation, et j'arrête tout ça...
et le temps passe, et je n'ai pas envie de repartir dans ces foutus exams et traitements, où on est traitée comme de vulgaires bout de viandes ... alors avec mon homme, on se dit "laissons passer notre déménagement" (en mars 2002) puis "laissons passer les vacances" ...
et les vacances passées, je n'ai toujours pas envie de repartir là dedans... petit à petit je me suis fait à l'idée que ça ne serait pas pour maintenant, que c'était la vie voilà tout... on verrait, plus tard, pour la PMA...
je me suis occupée de mon homme, de ma maison, on s'est dorlotés... avant j'étais tjours sur les nerfs et on se chipotait, faire un enfant, ce n'est pas ça... et avec le temps, j'ai réalisé à quel point ces médocs me bouffaient la vie, la santé, sans que je m'en rende compte sur le coup...

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Quand le terme "médical" intervient ...

 

Au début, on n'en parle pas trop autour de nous, pas envie des "et alors? ça en est où?" ... Et l'ignorance des autres fait parfois mal, au fil des mois... "bon c'est quand que vous vous y mettez?" quand on essaie depuis déjà un an, et on plonge un peu plus...

Mais quand on le dit, on a droit à des "vous y pensez trop, ça marchera quand vous n'y penserez plus". qui n'a pas eu ce genre de phrase, n'est ce pas? ça part d'une bonne intention certes, mais la plupart du temps ça vient de personnes n'ayant pas connu de problème de conception :o( donc ne comprenant pas que "ne pas y penser" c'est mission impossible.
Et rien que cette phrase, ben, ça nous fait y penser...
comment ne pas y penser hein? quand c'est notre désir le + cher déjà, ça va de soi d'y penser... quand on a la température à prendre tous les matins? des traitements à jours précis pendant 28 jours, et on recommence, encore et toujours? les rendez vous tous les mois... les prises de sang tous les 2 jours? les exams, les résultats, les J1... les BB et les grossesses autour de nous...


Non, impossible! alors, pensez y, psychotez, mais laissez aller vos sentiments, ça ne sert à rien de les contrer... et avec le temps, l'idée fera son bout de chemin, vous accepterez que ça prendra du temps... ou bien ça marchera bien avant! ne reniez pas vos sentiments, n'écoutez pas ces critiques, ces pseudos conseils de personnes qui n'ont pas connu ça et qui vous disent "c'est psycho faut pas y penser!" se forcer à ne plus y penser, l'idée même est absurde...

pour moi, la résignation est venue petit à petit en quelques sortes, l'acceptation que ça serait "pour + tard" ... quant aux mois d'attente il y a des périodes où ils paraissent bien plus pesants... Pour ma part, le J1 me fichait + le cafard vers les un an d'essais qu'aux deux ans...


ça va de pair avec les "c'est psychologique", cette phrase assassine qui finit par vous hanter et ça le devient, oui, psycho, et on finit par se dire que c'est peut bien notre faute si on n'y arrive pas,
qd on entend ça à tout bout de champ, de la part même de médecins qui trouvent la réponse facile au lieu de chercher des solutions alors que les problèmes sont bien là, même s'ils ne sont pas sans solution ou irrémédiables. OUI nous avions des chances que ça marche tout seul, MAIS il y avait plusieurs problèmes de fertilité freinant la venue d'une grossesse.
Le "c'est psychologique" finit par devenir pour la femme "c'est ma faute si je n'arrive pas à donner un enfant à mon homme,
peut être je suis pas prête..." ça vous bouffe la vie, ça vous culpabilise.
il faut les balayer tous ces "c'est psycho" , il faut laisser dire puiqu'expliquer n'y changera rien.
pour moi, le coté psycho, ça aurait pu l'être, au début... mais par la suite, je me suis mariée, mon homme avait un boulot bien payé, etc... bref, tout s'est arrangé, donc les pbs psychos, à d'autres!

* je suis passée par tous les stades moi: espoir, euphorie, presque désespoir, lassitude, colère, dégout... résignation...
mais maintenant, je me dis que ça devait être comme ça, que c'est la vie qui l'a voulu comme ça...

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Une Ligne bleue sur un test ...

 

- et voili! Septembre 2002, un mois comme les autres... un cycle long, comme tous mes cycles (5 semaines) puis 6 semaines...
je ne me pose pas + de questions que ça, sachant que "ça" dure chez moi... et j'ai mal au ventre, et pas + de symptomes que d'habitude ...
* mais un samedi j'ai piqué ma crise, je voulais savoir, négatif ou pas! j'avais repris ma température 3 jours, elle était haute ...
le test a viré de suite, et j'ai attendu la prise de sang pour confirmer, espérant que tout allait bien se passer...

* moi je ne vous dirai pas ces phrases que je trouve "toutes faites" comme "c'est au moment où on y croyait le moins", car en fait, je n'y croyais ni plus ni moins que les autres mois... depuis presque un an, je n'y croyais plus de toutes façons...
on a rien fait de plus ce mois ci que les autres... des tas de questions vous passent par la tête quand vous lisez qu'avec l'amour on arrive à tout... (en tous cas moi parfois je me suis demandé si on était "trop" calculateurs, etc... manquant de spontanéité). mais c'est normal ça par moments, quand on a les traitements, les exams, les réveils qui sonnent à 4h du mat en vue d'un futur test de huhner!
et ce mois là, on n'a pas calculé, comme les autres mois, mais alors, du tout, on a fait comme on voulait, mais pas + que d'habitude (et même pas beaucoup pour tout vous dire car j'avais mal au ventre et je croyais que J1 allait arriver... et
j'peux vous dire qu'avec mes mycoses récidivantes ben c'était loin d'être le pied!)
l'amour est très important, ok, il est bien sur la base de tout ça... mais il ne faut pas douter de son amour si ça ne marche pas...

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Pour vous toutes en essai :

 

- Voilà, si un jour vous tombez sur cette page, je tenais à vous donner une note d'espoir, aussi infime soit elle, que même en accumulant les problèmes et les mois d'essais, ça peut marcher...

¤ Quand je suis tombée enceinte, j'avais écrit ceci:

" maintenant, je prie très fort pour que ma grossesse se déroule normalement, qu'elle soit évolutive etc... ça me fait tellement bizarre d'écrire ce genre de phrase... je ne m'imaginais pas l'écrire un jour!
je comprends aussi ce que ça doit faire de lire une bonne nouvelle "de plus" alors que vous attendez vous, vous vous dites "pourquoi pas moi aussi?"
et il y a surement du "elle veut me donner espoir, n'empêche, moi ça marche pas pour autant, elle si!"
ben voilà... je me suis dit ce genre de choses aussi par périodes... quand je lisais "un suffit" je me disais: "c'est bien beau mais moi, au bout de 6h (test de huhner) ils sont tous morts!" donc aucun n'arrivait! Dernièrement, j'étais beaucoup plus "distante" j'avais pris du recul et je m'étais blindée... "

* je tenais et je tiens toujours vraiment à vous dire qu'il arrivera ce jour où vous n'arriverez pas à y croire! Pour nous ça a marché, sans rien! comme quoi il y avait qd même une chance aussi infime soit elle... et j'étais bien la première à en être étonnée!

En conclusion :
avec des zozos pas fortiches, des ovulations pas supers voire absentes, pas de glaire cervicale donc zozos morts au bout de quelques heures (tous! pas un de vivant!) une phase lutéale trop courte et une paroi utérine trop fine (donc petit oeuf pas s'accrocher...) ben avec tout ça... et sans traitement du tout...... ça a marché alors qu'en plus ce mois ci nous avions eu des rapports peu réguliers étant donné que j'avais mal au ventre et des mycoses...

donc... les petits miracles, ça arrive! si si !

 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Procréation médicalement assistée ou Mère Nature?

 

La PMA... un sentiment tellement partagé face à ce terme "barbare". synonyme d'espoir de tomber enfin enceinte, la confiance en la médecine, être enfin prise en mains et prise au sérieux... et en même temps le début d'une vie régie par les examens et les traitements,finies les idées romantiques sur "faire un enfant", finie l'harmonie du "couple intime" parfois...

De par mon expérience je distinguerais "la médecine" et "les médecins".
- la médecine avec ses progrès fantastiques, même si c'est éprouvant, l'amour fait qu'on est prêts à tout, une fois qu'on a cceptés que l'aide de la médecine, ce n'est pas "faire un bébé de manière médicale et froide", mais plutot "vouloir tellement fort un bébé qu'on est prêts à se battre, à accepter que l'amour est là, dans tout ce qu'on fait "pour" ce bébé"...
- et les médecins qui parfois eux n'ont pas progressé dans les relations humaines, l'empathie. Bien sûr, c'est leur boulot, c'est "banal" et ils se doivent d'être "blindés". Certes. Mais à la longue, ce manque d'humanité, cette sensation d'être un bout de viande en fin de compte, aucune considération, le ras le bol des médecins que nous les patientes, devons subir, tout ça, on en souffre terriblement. Ils ne réalisent plus toute la symbolique de notre projet: un enfant, de l'amour, rennoncer aux idées romantiques et à l'intimité. Cette "mise à nue" au prore comme au figuré, est parfois dure.

Et j'ai trouvé qu'il y avait trop peu de médecins laissant voir qu'ils comprenaient tout ça. peut être, surement le comprennent ils tous ou presque, s'ils prennent le temps de faire une pause et regarder le "problème" sous un oeil non professionnel.

Je me souviens de quelques médecins au cours de ces 2 ans et demi, au cours de ma grossesse aussi, et après ma césarienne, qui ont eu des gestes d'égalité, d'humanité: une personne face à une personne, et pas un médecin face à un "cas":
- pendant nos essais, un homme, au laboratoire, me disant au sujet de mes analyses précédentes faites ailleurs, que ce n'était "pas très malin" de m'avoir fait des réflexions quant à mon manque de glaire cervicale (j'en souffrais déjà sans ça!!! la femme m'avait dit "comment voulez vous que je fasse un prélèvement vous n'avez pas de glaire!" :o( et au revoir...)
- en tout début de grossesse, pour ma toute première écho (avec les angoisses qui vont avec) l'échographiste, une femme, qui nous a rassurés, tout expliqué, qui NOUS a parlé, de notre parcours, et qui m'a pris la main quand je me suis mise à pleurer en entendant le coeur de notre bébé...
- une sage femme (infirmière?) pendant mon séjour à la maternité, venue me consoler à l'annonce de ma césa, et revenue me voir après l'accouchement...
- le gynéco qui m'a fait la césa, qui m'a laissé enlever seule mon pansement et découvrir ma cicatrice... geste tout bête mais bien + délicat que la femme qui le lendemain m'a arraché mon pansement.

Ces quelques souvenirs pour beaucoup d'autres remplis de froideur, d'ignorance.

Revenons en à la PMA. passer ce cap, l'accepter. que dire?
Fiez vous à votre instinct: si vous ne vous sentez pas le courage, attendez le moment venu, il faut de la force moi je trouve, et il faut accepter l'idée des IAC ou des FIV... moi il m'avait fallu du temps car je souhaitais un BB fait dans l'amour, pas dans un labo... mais avec le temps, on comprend que ce BB attendu, désiré, même fait dans une éprouvette, il est fait avec encore + d'amour même...

Pourtant, il peut arriver que la PMA et toutes ses contraintes usent le simple bonheur d'être amoureux, un couple... les répercussions sur le couple ne sont pas toujours évidentes...

Oui, ce qui m'a motivé à arrêter (mais je pensais devoir reprendre car la gynéco nous avait dit qu'on n'avait quasiment aucune chance sans aide...) c'est qu'avec le temps, les traitements, le couple en prend un coup ...
j'étais fatiguée, pas le moral, de mauvaise humeur... on se chipotait souvent avec mon homme, pour des riens ... et nous ne vivons pas ce vide de la même manière, nous on le sent en nous, on subit les exams, bref, on se met à nue ...
les hommes le vivent mal eux aussi mais "extérieurement" à nous, ils doivent se sentir inutiles et en plus, ils réagissent différement, et souvent de la manière qu'on ne voudrait pas! ;o)

bref, faut croire que c'est "normal" tout ça ...

et puis j'en ai eu assez de vivre comme ça on était un peu chacun de notre coté à ruminer surement autant l'un que l'autre...
j'ai pris les choses en main, je me suis dit: "faire un BB ce n'est pas ça, ce n'est pas voir un couple non soudé..." alors j'ai d'abord fait passer le couple, après tout, on est amoureux, c'est l'essentiel!
et j'ai chouchouté mon homme et je me suis dit "pour BB, on verra, plus tard... après tout, on a du temps, pour se dorloter, voyager, aller au ciné, gagater devant les BB des autres, et être tranquilles pour dormir!"

bon ce dernier mois, mon homme commençait à se dire que je n'en voulais plus de ce bébé... mais ce n'était pas ça. le temps a fait venir la "sagesse" ...
c'est quand moi j'ai accepté (au bout quand même de quelques mois de mise en pratique...) que ça a marché!


 

 

c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o) c'est moi ki l'ai fait celui là! ;o)

 

 

Conclusion :

 

Voilà... ça peut paraitre "brouillon" mais en fait c'est parce que dans ces moments là, nos idées sont tellement contradictoires qu'il est difficile de tout exprimer clairement...

j'ai voulu, par mon expérience, vous donner un tout petit peu de courage pendant un moment... et de l'espoir. Laissez vous aller à vos sentiments, il faut laisser les idées faire leur bout de chemin ... oubliez les "c'est psychologique" et les "tu y penses trop" , même si, je SAIS, c'est très difficile. avec la PMA si vous en avez le courage, ou sans si vous avez la patience ;o) j'espère sincèrement pour vous/nous toutes qui partageons le même rêve, que vous connaitrez ce bonheur immense, ce petit miracle... et qu'un jour, comme moi, en regardant votre bébé qui dort dans vos bras, ou qui vous sourit, vous vous direz sereinement que tout ça en valait la peine, que vous le referiez s'il le fallait, et que vous n'auriez rien changé vu que la vie vous a donné CE bébé, cet enfant si plein d'amour, adorable et parfait... ça a été dur, très dur... mais je ne regrette rien quand je vois la douceur dans les yeux de Laurie Lou.

p

 

 



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