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Petite introduction ...

Ce soir...
il est tard... et comme assez souvent, j'ai repensé
à cette page... je n'ai jamais pris vraiment
le temps de la faire, mais ce n'est pas pour ça
que j'ai oublié,oh non...
Ma
fille, notre Laurie Lou, a bientot 10 mois, dans
quelques jours. Et il se passe rarement une journée
sans que je ne repense à mes "essais
bébé", à tout ce que j'ai
pu ressentir pendant ces longs mois où je
n'aurais jamais osé penser à la vie
que j'ai maintenant. Tous les jours en regardant
ma fille je sais que je n'aurais jamais osé
espérer tant de bonheur. et tout ça,
cette envie d'être mère, ce désir
quasi physique d'avoir une vie qui grandit en soi,
faire de "nous deux" un petit bout de
vie et beaucoup d'amour, nous le partageons nous
qui voulons devenir mères.
quand
je vois ma fille sourire, ce petit bébé
si souriant, adorable, très facile à
vivre, si belle... je me sens enfin comme "entière",
"accomplie", le but de ma vie a été
atteint, le bonheur et la plénitude: une
vie de famille... et je ne peux que souhaiter très
très fort à ces femmes qui essaient
d'avoir un enfant, de connaitre la même chose.
Ce n'est pas parce que j'ai eu "ce que je voulais"
que j'ai tout oublié de ce qu'on peut ressentir
quand les mois passent et qu'on n'arrive pas à
tomber enceinte. ma
grossesse n'a pas effacé tout ça...
bien sur, c'est mis de coté, pour MOI c'est
accepté dans sa totalité vu ce que
nous avons accompli... mais je ne pourrai pas oublier
ce sentiment de vide, cette douleur, parce que je
sais que d'autres les ressentent actuellement...
Parfois, que ce soit pendant la grossesse ou maintenant,
je me dis qu'il doit y avoir des jeunes femmes qui
en me voyant dans la rue, ont une bouffée
de tristesse qui ressort, tout comme j'en avais
à une époque. pas de la jalousie,
non, juste un attendrissement mêlé
à une certaine tristesse de ne pas connaitre
la même chose...
Je
suis donc retournée sur ce forum qui m'a
tant aidée, chercher les mots que j'avais
écrits sur le coup, le 5 Octobre 2002. Je
vais les compléter avec les sentiments qui
perdurent...
Ce
forum, une longue histoire... il m'a beaucoup aidée,
j'y ai rencontré des "copines de galère"
, qui pour certaines sont devenues de véritables
amies, et depuis, nous gardons ce lien précieux,
par delà les essais bébé...
je n'oublierai jamais ce qu'on peut ressentir pendant
les mois d'attente... ... je ne venais pas sur ce
forum juste pour parler de ma frustration, nous
avons construit au fil des discussions plus que
ça...
Les débuts
de notre histoire ...

pour
la p'tite histoire: un jour... non, pas "un
jour" en fait, mais plutot "depuis plusieurs
années" : une jeune femme sait au plus
profond d'elle qu'elle veut des enfants, voir grandir
un petit être, l'aboutissement de l'Amour.
quand elle tombe amoureuse de celui qu'elle épousera,
elle sait au bout de seulement quelques jours que
cet homme sera un bon père pour ses enfants.
Le désir est commun, même si abstrait.
Par la suite, le désir est toujours là,
mais les conditions ne sont pas idéales,
finacièrement par exemple... Il y avait déjà
ce vide... :o(
Pourtant, un jour, celui qui est père aujourd'hui
;o) dit qu'il est d'accord... et nous voilà
partis pour la grande aventure, tout excités
avec une toute petite petite dose d'angoisse face
à cet inconnu "être parents".
"Et si ça marchait de suite? Dans 9
petits mois, un bébé?" (et bien,
avec le recul, nous n'aurions pas du attendre avant
de se lancer... remarquez, si, maintenant je me
dis que si c'était à refaire... les
choses se seraient déroulées autrement,
plus rapidement, nous n'aurions pas eu notre Laurie
Lou, mais "un autre" bébé,
hors, c'est Laurie Lou le trésor le bonheur
de notre vie...)
L'idée
générale est quand même "laissons
nous quelques mois, ça ne marchera pas de
suite surement" j'ai confiance... Au début,
on n'en parle pas trop autour de nous, pas envie
des "et alors? ça en est où?"
Au fil des mois ...

alors... un p'tit résumé quand même...
mon parcours:
-
Mai 2000: les touts débuts... (et 3 ans +
tard tout pile, naissance du BB!)
- au bout de 6 mois visite chez la gynéco,
qui commence à déceler quelques problèmes
... suivra un cycle de 2 mois et des kystes ovariens...
- au bout d'un peu plus d'un an on part avec une
spécialiste (désagréable et
incompétente, changeant de diagnostic tous
les mois, et avec des idées parfois saugrenues...)
et là, à nous les exams divers, prises
de sang, prises de températures, médocs
pour ovuler, qui ne marchent plus (même
le fameux clomid au bout d'un temps ne faisait plus
effet, j'étais passée à double
dose et ça ne marchait tjours pas, je pleurais
aussi double dose à cause de ce médicament,
je me levais et je pleurais, sans savoir pourquoi...).
j'en étais donc arrivée aux piqures...
j'accumulais tous les problèmes possibles,
ou presque : kystes, phase lutéale trop courte,
pas de glaire cervicale, muqueuse utérine
"atrophiée" et du coté de
mon homme, spermogramme pas au top... incompatibilité
certaine avec ma glaire cervicale :o( vu que 6 heures
après un rapport, au test de Huhner, AUCUN
spermato vivant! :o(
- en décembre 2001, "dernière"
visite chez la spécialiste, qui se solde
par un "j'en peux plus j'arrête"
car: elle changeait d'avis tous les mois (passant
des iac à rien du tout à la fiv, avec
prise de pilule, bref, c'est usant pour le moral
de ne pas savoir où on va!) elle avait perdu
nos résultats d'exams et qui plus est, elle
me prescrivait des piqures sans suivi sérieux!
à quoi bon suivre un traitement selon la
théorie sachant que la pratique ne se passe
toujours pas comme ça?
pour moi, c'était me bourrer de médocs
sans trop savoir où j'allais, et aussi faire
ce genre de choses "au pif" c'est moyen...
les piqures pour stimuler les ovaires alors que
j'avais des kystes et la piqure pour ovuler à
J14 pile sans savoir si (par une écho) le
follicule était mur... alors que j'avais
des cycles "naturels" de 5 semaines. bref,
c'était fait à l'aveuglette, et en
plus, mon moral et ma santé en souffraient!
(mal au ventre permanent, moral à zéro,
fatigue, larmes...)
donc
voilà, le dégout, la colère,
la saturation, et j'arrête tout ça...
et le temps passe, et je n'ai pas envie de repartir
dans ces foutus exams et traitements, où
on est traitée comme de vulgaires bout de
viandes ... alors avec mon homme, on se dit "laissons
passer notre déménagement" (en
mars 2002) puis "laissons passer les vacances"
...
et les vacances passées, je n'ai toujours
pas envie de repartir là dedans... petit
à petit je me suis fait à l'idée
que ça ne serait pas pour maintenant, que
c'était la vie voilà tout... on verrait,
plus tard, pour la PMA...
je me suis occupée de mon homme, de ma maison,
on s'est dorlotés... avant j'étais
tjours sur les nerfs et on se chipotait, faire un
enfant, ce n'est pas ça... et avec le temps,
j'ai réalisé à quel point ces
médocs me bouffaient la vie, la santé,
sans que je m'en rende compte sur le coup...
Quand le terme
"médical" intervient ...

Au
début, on n'en parle pas trop autour de nous,
pas envie des "et alors? ça en est où?"
... Et
l'ignorance des autres fait parfois mal, au fil
des mois... "bon c'est quand que vous vous
y mettez?" quand on essaie depuis déjà
un an, et on plonge un peu plus...
Mais
quand on le dit, on a droit à des "vous
y pensez trop, ça marchera quand vous n'y
penserez plus". qui n'a pas eu ce genre de
phrase, n'est ce pas? ça part d'une bonne
intention certes, mais la plupart du temps ça
vient de personnes n'ayant pas connu de problème
de conception :o( donc ne comprenant pas que "ne
pas y penser" c'est mission impossible. Et
rien que cette phrase, ben, ça nous fait
y penser...
comment ne pas y penser hein? quand c'est notre
désir le + cher déjà, ça
va de soi d'y penser... quand on a la température
à prendre tous les matins? des
traitements à jours précis pendant
28 jours, et on recommence, encore et toujours?
les rendez vous tous les mois... les prises
de sang tous les 2 jours? les exams, les résultats,
les J1... les BB et les grossesses autour de nous...
Non, impossible! alors, pensez y, psychotez, mais
laissez aller vos sentiments, ça ne sert
à rien de les contrer... et avec le temps,
l'idée fera son bout de chemin, vous accepterez
que ça prendra du temps... ou bien ça
marchera bien avant! ne reniez pas vos sentiments,
n'écoutez pas ces critiques, ces pseudos
conseils de personnes qui n'ont pas connu ça
et qui vous disent "c'est psycho faut pas y
penser!" se forcer à ne plus y penser,
l'idée même est absurde...
pour moi, la résignation est venue petit
à petit en quelques sortes, l'acceptation
que ça serait "pour + tard" ...
quant
aux mois d'attente il y a des périodes où
ils paraissent bien plus pesants... Pour ma part,
le J1 me fichait + le cafard vers les un an d'essais
qu'aux deux ans...
ça va de pair avec les "c'est psychologique",
cette phrase assassine qui finit par vous hanter
et ça le devient, oui, psycho, et on finit
par se dire que c'est peut bien notre faute si on
n'y arrive pas, qd
on entend ça à tout bout de champ,
de la part même de médecins qui trouvent
la réponse facile au lieu de chercher des
solutions alors que les problèmes sont bien
là, même s'ils ne sont pas sans solution
ou irrémédiables. OUI nous avions
des chances que ça marche tout seul, MAIS
il y avait plusieurs problèmes de fertilité
freinant la venue d'une grossesse.
Le "c'est psychologique" finit par devenir
pour la femme "c'est ma faute si je n'arrive
pas à donner un enfant à mon homme,
peut
être je suis pas prête..."
ça vous bouffe la vie, ça vous culpabilise.
il faut les balayer tous ces "c'est psycho"
, il faut laisser dire puiqu'expliquer n'y changera
rien.
pour moi, le coté psycho, ça aurait
pu l'être, au début... mais par la
suite, je me suis mariée, mon homme avait
un boulot bien payé, etc... bref, tout s'est
arrangé, donc les pbs psychos, à d'autres!
*
je suis passée par tous les stades moi: espoir,
euphorie, presque désespoir, lassitude, colère,
dégout... résignation...
mais maintenant, je me dis que ça devait
être comme ça, que c'est la vie qui
l'a voulu comme ça...
Une Ligne bleue
sur un test ...

-
et voili! Septembre 2002, un mois comme les autres...
un cycle long, comme tous mes cycles (5 semaines)
puis 6 semaines...
je ne me pose pas + de questions que ça,
sachant que "ça" dure chez moi...
et j'ai mal au ventre, et pas + de symptomes que
d'habitude ...
* mais un samedi j'ai piqué ma crise, je
voulais savoir, négatif ou pas! j'avais repris
ma température 3 jours, elle était
haute ...
le test a viré de suite, et j'ai attendu
la prise de sang pour confirmer, espérant
que tout allait bien se passer...
*
moi je ne vous dirai pas ces phrases que je trouve
"toutes faites" comme "c'est au moment
où on y croyait le moins", car en fait,
je n'y croyais ni plus ni moins que les autres mois...
depuis presque un an, je n'y croyais plus de toutes
façons...
on a rien fait de plus ce mois ci que les autres...
des tas de questions vous passent par la tête
quand vous lisez qu'avec l'amour on arrive à
tout... (en tous cas moi parfois je me suis demandé
si on était "trop" calculateurs,
etc... manquant de spontanéité). mais
c'est normal ça par moments, quand on a les
traitements, les exams, les réveils qui sonnent
à 4h du mat en vue d'un futur test de huhner!
et ce mois là, on n'a pas calculé,
comme les autres mois, mais alors, du tout, on a
fait comme on voulait, mais pas + que d'habitude
(et même pas beaucoup pour tout vous dire
car j'avais mal au ventre et je croyais que J1 allait
arriver... et j'peux
vous dire qu'avec mes mycoses récidivantes
ben c'était loin d'être le pied!)
l'amour
est très important, ok, il est bien sur la
base de tout ça... mais il ne faut pas douter
de son amour si ça ne marche pas...
Pour vous toutes en essai :

-
Voilà, si un jour vous tombez sur cette page,
je tenais à vous donner une note d'espoir,
aussi infime soit elle, que même en accumulant
les problèmes et les mois d'essais, ça
peut marcher...
¤
Quand je suis tombée enceinte, j'avais écrit
ceci:
"
maintenant,
je prie très fort pour que ma grossesse se
déroule normalement, qu'elle soit évolutive
etc... ça me fait tellement bizarre d'écrire
ce genre de phrase... je ne m'imaginais pas l'écrire
un jour!
je comprends aussi ce que ça doit faire de
lire une bonne nouvelle "de plus" alors
que vous attendez vous, vous vous dites "pourquoi
pas moi aussi?"
et il y a surement du "elle veut me donner
espoir, n'empêche, moi ça marche pas
pour autant, elle si!"
ben
voilà... je me suis dit ce genre de choses
aussi par périodes...
quand
je lisais "un suffit" je me disais: "c'est
bien beau mais moi, au bout de 6h (test de huhner)
ils sont tous morts!" donc aucun n'arrivait!
Dernièrement,
j'étais beaucoup plus "distante"
j'avais pris du recul et je m'étais blindée...
"
*
je tenais et je tiens toujours vraiment à
vous dire qu'il arrivera ce jour où vous
n'arriverez pas à y croire! Pour nous ça
a marché, sans rien! comme quoi il y avait
qd même une chance aussi infime soit elle...
et j'étais bien la première à
en être étonnée!
En
conclusion :
avec des zozos pas fortiches, des ovulations pas
supers voire absentes, pas de glaire cervicale donc
zozos morts au bout de quelques heures (tous! pas
un de vivant!) une phase lutéale trop courte
et une paroi utérine trop fine (donc petit
oeuf pas s'accrocher...) ben avec tout ça...
et sans traitement du tout...... ça a marché
alors qu'en plus ce mois ci nous avions eu des rapports
peu réguliers étant donné que
j'avais mal au ventre et des mycoses...
donc...
les petits miracles, ça arrive! si si !
Procréation
médicalement assistée ou Mère
Nature? 
La
PMA... un sentiment tellement partagé face
à ce terme "barbare". synonyme
d'espoir de tomber enfin enceinte, la confiance
en la médecine, être enfin prise en
mains et prise au sérieux... et en même
temps le début d'une vie régie par
les examens et les traitements,finies les idées
romantiques sur "faire un enfant", finie
l'harmonie du "couple intime" parfois...
De
par mon expérience je distinguerais "la
médecine" et "les médecins".
- la médecine avec ses progrès fantastiques,
même si c'est éprouvant, l'amour fait
qu'on est prêts à tout, une fois qu'on
a cceptés que l'aide de la médecine,
ce n'est pas "faire un bébé de
manière médicale et froide",
mais plutot "vouloir tellement fort un bébé
qu'on est prêts à se battre, à
accepter que l'amour est là, dans tout ce
qu'on fait "pour" ce bébé"...
- et les médecins qui parfois eux n'ont pas
progressé dans les relations humaines, l'empathie.
Bien sûr, c'est leur boulot, c'est "banal"
et ils se doivent d'être "blindés".
Certes. Mais à la longue, ce manque d'humanité,
cette sensation d'être un bout de viande en
fin de compte, aucune considération, le ras
le bol des médecins que nous les patientes,
devons subir, tout ça, on en souffre terriblement.
Ils ne réalisent plus toute la symbolique
de notre projet: un enfant, de l'amour, rennoncer
aux idées romantiques et à l'intimité.
Cette "mise à nue" au prore comme
au figuré, est parfois dure.
Et j'ai trouvé qu'il y avait trop peu de
médecins laissant voir qu'ils comprenaient
tout ça. peut être, surement le comprennent
ils tous ou presque, s'ils prennent le temps de
faire une pause et regarder le "problème"
sous un oeil non professionnel.
Je
me souviens de quelques médecins au cours
de ces 2 ans et demi, au cours de ma grossesse aussi,
et après ma césarienne, qui ont eu
des gestes d'égalité, d'humanité:
une personne face à une personne, et pas
un médecin face à un "cas":
- pendant nos essais, un homme, au laboratoire,
me disant au sujet de mes analyses précédentes
faites ailleurs, que ce n'était "pas
très malin" de m'avoir fait des réflexions
quant à mon manque de glaire cervicale (j'en
souffrais déjà sans ça!!! la
femme m'avait dit "comment voulez vous que
je fasse un prélèvement vous n'avez
pas de glaire!" :o( et au revoir...)
- en tout début de grossesse, pour ma toute
première écho (avec les angoisses
qui vont avec) l'échographiste, une femme,
qui nous a rassurés, tout expliqué,
qui NOUS a parlé, de notre parcours, et qui
m'a pris la main quand je me suis mise à
pleurer en entendant le coeur de notre bébé...
- une sage femme (infirmière?) pendant mon
séjour à la maternité, venue
me consoler à l'annonce de ma césa,
et revenue me voir après l'accouchement...
- le gynéco qui m'a fait la césa,
qui m'a laissé enlever seule mon pansement
et découvrir ma cicatrice... geste tout bête
mais bien + délicat que la femme qui le lendemain
m'a arraché mon pansement.
Ces quelques souvenirs pour beaucoup d'autres remplis
de froideur, d'ignorance.
Revenons
en à la PMA. passer ce cap, l'accepter. que
dire?
Fiez vous à votre instinct: si vous ne vous
sentez pas le courage, attendez le moment venu,
il faut de la force moi je trouve, et il faut accepter
l'idée des IAC ou des FIV... moi il m'avait
fallu du temps car je souhaitais un BB fait dans
l'amour, pas dans un labo... mais avec le temps,
on comprend que ce BB attendu, désiré,
même fait dans une éprouvette, il est
fait avec encore + d'amour même...
Pourtant,
il peut arriver que la PMA et toutes ses contraintes
usent le simple bonheur d'être amoureux, un
couple... les répercussions sur le couple
ne sont pas toujours évidentes...
Oui,
ce qui m'a motivé à arrêter
(mais je pensais devoir reprendre car la gynéco
nous avait dit qu'on n'avait quasiment aucune chance
sans aide...) c'est qu'avec le temps, les traitements,
le couple en prend un coup ...
j'étais
fatiguée, pas le moral, de mauvaise humeur...
on se chipotait souvent avec mon homme, pour des
riens ... et nous ne vivons pas ce vide de la même
manière, nous on le sent en nous, on subit
les exams, bref, on se met à nue ...
les hommes le vivent mal eux aussi mais "extérieurement"
à nous, ils doivent se sentir inutiles et
en plus, ils réagissent différement,
et souvent de la manière qu'on ne voudrait
pas! ;o)
bref,
faut croire que c'est "normal" tout ça
...
et
puis j'en ai eu assez de vivre comme ça on
était un peu chacun de notre coté
à ruminer surement autant l'un que l'autre...
j'ai pris les choses en main, je me suis dit: "faire
un BB ce n'est pas ça, ce n'est pas voir
un couple non soudé..." alors j'ai d'abord
fait passer le couple, après tout, on est
amoureux, c'est l'essentiel!
et
j'ai chouchouté mon homme et je me suis dit
"pour BB, on verra, plus tard... après
tout, on a du temps, pour se dorloter, voyager,
aller au ciné, gagater devant les BB des
autres, et être tranquilles pour dormir!"
bon
ce dernier mois, mon homme commençait à
se dire que je n'en voulais plus de ce bébé...
mais ce n'était pas ça. le temps a
fait venir la "sagesse" ...
c'est quand moi j'ai accepté (au bout quand
même de quelques mois de mise en pratique...)
que ça a marché!
Conclusion :

Voilà... ça peut paraitre "brouillon"
mais en fait c'est parce que dans ces moments là,
nos idées sont tellement contradictoires
qu'il est difficile de tout exprimer clairement...
j'ai
voulu, par mon expérience, vous donner un
tout petit peu de courage pendant un moment... et
de l'espoir. Laissez vous aller à vos sentiments,
il faut laisser les idées faire leur bout
de chemin ... oubliez les "c'est psychologique"
et les "tu y penses trop" , même
si, je SAIS, c'est très difficile. avec la
PMA si vous en avez le courage, ou sans si vous
avez la patience ;o) j'espère sincèrement
pour vous/nous toutes qui partageons le même
rêve, que vous connaitrez ce bonheur immense,
ce petit miracle... et qu'un jour, comme moi, en
regardant votre bébé qui dort dans
vos bras, ou qui vous sourit, vous vous direz sereinement
que tout ça en valait la peine, que vous
le referiez s'il le fallait, et que vous n'auriez
rien changé vu que la vie vous a donné
CE bébé, cet enfant si plein d'amour,
adorable et parfait... ça a été
dur, très dur... mais je ne regrette rien
quand je vois la douceur dans les yeux de Laurie
Lou.
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